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Acte 2.1 : L’Horloge de l’Humanité

ASpaceMR 24 juillet 2020 43


Background
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Une co-production de

Génériques (Début+Fin) : “Euphotic” Carbon Based Lifeforms (Interloper) 2015 Blood Music
Avec l’aimable autorisation de Carbon Based Lifeforms pour la réutilisation de sa musique.
Voix du générique : Karine

Crédits musiques

  • “Overture” Asura (Radio Universe) 2014 Ultimae Records
  • “Back To Earth” Asura (Radio Universe) 2014 Ultimae Records
  • “Init” Carbon Based Lifeforms (Interloper) 2015 Blood Music
  • “Phact” Qaett (Music For Quiet One) 2020 Fedbymachines Audio
  • “109 4 Red Calx[slo]” user48736353001 (4 Red Calx[slo]) 2015 Self-Released
  • “Particles V” Tom Adams (Particles) 2019 Moderna Records

Les artistes

Crédit image

  • Greg Rakozy https://unsplash.com/photos/0LU4vO5iFpM

Texte de l’épisode

Salut à toi,

Si tu as lancé la lecture, c’est parce que tu veux continuer de te détendre en contemplant le ciel. Comme tu as raison. C’est l’un des plus beau spectacles qui existent.
C’est aussi le spectacle le plus ancien que l’humanité connaisse.

Je suis, moi aussi, tellement content que l’on reparte ensemble pour une nouvelle aventure.
J’ai plein de choses fascinantes à te raconter, mais avant tout, je vais te demander de te mettre en condition pour voyager avec moi dans l’espace et le temps.

Ce n’est pas compliqué, tu connais la méthode : pose toi confortablement, tu peux bouger si tu veux mais garde les yeux fermés.
Détends-toi, essaie de te concentrer uniquement sur ma voix.

Si tu t’endors, tant mieux, mais dans tous les cas, tu vas passer un moment agréable qui va recharger tes batteries.

Installé ? parfait. on va faire une respiration calme, toujours les yeux fermés.

Inspire (inspire)
Expire (expire)

On va planter le décor ensemble, je te guide et toi tu crées le monde autour de toi.

On va s’imaginer être sur la plage sur laquelle nous étions lors de notre dernière aventure.

C’est une plage isolée, couverte de sable fin, et cette nuit, la mer est calme.
On entend à peine les vagues qui s’échouent sur le sable doux.

Assieds-toi dans le sable et regarde autour de toi.

La plage forme un croissant à ta gauche et à ta droite, te protégeant sans restreindre la vue que tu as du ciel. Et quel ciel ! Plusieurs milliers d’étoiles percent la voûte célestes de leur lumières scintillantes.

En contrebas, la mer reflète ce spectacle et le fait danser avec les ondulations de l’eau.

Il fait bon, la nuit est douce et t’enveloppe d’une odeur doucement iodée.

Profitons-en un instant…

On est bien ici, non ?

Je te propose maintenant de t’imaginer t’allonger dans le sable, le regard perdu dans ce dôme étoilé.
Les yeux dans les étoiles tu enfonces doucement le bout de tes doigts dans le sable, puis ta main entiere et sent la douceur de la journée qui s’est accumulée dans les grains sous la surface.

Profite-en pour sentir le sable qui s’écrase sous ton poids, au niveau de ta tête, de tes épaules, de ton dos, de tes jambes, de tes talons.

Sent cette force à la fois douce et puissante qui te plaque au sol et te retiens de plonger dans cet océan infini d’étoiles.

Admire ce nuage lumineux qui barre le ciel d’un côté de la coupole céleste à l’autre, la Voie Lactée, la galaxie qui nous abrite. Souviens toi des légendes qui la décrivent.

Tu as déjà surement aussi en tête les images de notre dernier voyage.

Lorsque tu regardes les étoiles, maintenant, tu sais qu’il y a au loin, des trous noirs, des étoiles massives sans oublier, plus proches de nous, les planètes de notre système solaire.

Tu as peut-être toutes ces connaissances grâce à notre dernière aventure, ou alors tu es toi aussi passionné par le ciel et tu le savais déjà. Ou un mélange des deux.

Mais t’es-tu déjà demandé comment on le sait ? Comment sommes-nous passés d’admirer le ciel, voir le craindre, à le comprendre ?

Je te disais que nous ne sommes pas fait pour le comprendre intuitivement. Cela veut dire que sans outil intellectuel, sans la Science, nous serions probablement toujours des êtres superstitieux qui chercheraient des signes de leur avenir dans les cieux.

Nous sommes des êtres composés de poussières d’étoiles qui avons développé une méthode pour comprendre, prédire et au final, donner un sens à l’Univers.

En fait, génération après génération, nous sommes l’univers qui s’analyse et tente de se comprendre lui-même.

Je ne vais pas te faire un cours d’Histoire, non, on va juste faire un voyage assez court au sein des idées et de la vision que nos aïeux avaient du ciel, dans un ordre parfois décousu, temporellement.
Hé oui, tout le monde n’était pas toujours d’accord et certains avaient raison avant tout le monde, parfois par hasard, sans pouvoir encore en apporter la preuve.

Voilà l’aventure que nous allons vivre aujourd’hui.
C’est toujours un voyage dans l’Univers, mais cette fois nous voyagerons dans le reflet des yeux de l’Humanité.

GENERIQUE

Les jours

Imagine toi être l’un des premiers humains. Tu es toujours sur ta plage, mais maintenant, près de toi, d’autres hommes et femmes sont là, tous vêtus de peaux de bête.

Qu’est-ce que le ciel représentait pour ces premiers humains?
Avaient-il le loisir de penser à autre chose qu’à leur survie ? OU à l’inverse, avaient-t-ils plus le temps de contempler, voir d’essayer de donner un sens à ces milliers de feux follets qui semblaient changer de place à chaque nuit que la Terre donnait à ces 1ers Hommes?

J’aime à imaginer que chaque humain, au cours de son apprentissage d’une branche de la connaissance humaine, refait en accéléré le même parcours mental que l’humanité elle-même, utilisant les travaux de ses ancêtres comme un tremplin pour repousser à chaque génération la frontière de ce que l’on sait.

J’aime cette image car je la trouve bien plus respectueuse de nos ancêtres que de les imaginer idiots et de rire de leurs croyances, leurs erreurs de jugement.
Nos ancêtres n’étaient pas bêtes, ils étaient simplement innocents.

Si tu le veux bien, on va donc imaginer les premiers humains comme de jeunes enfants dans leur rapport au ciel.

Certaines pistes semblent indiquer qu’ils ont rapidement acquis quelques notions de base et établi des liens entre le Soleil, la Lune et certains phénomènes terrestres.

Ils auraient effectivement eu du mal à manquer l’alternance du jour et de la nuit, premier marqueur du temps qui passe.

De cette observation évidente, nous sommes héritiers d’un système de repère dans le temps qui n’a de sens que sur notre planète.
Même l’unité de base de la physique, la seconde, n’est qu’une division de ce premier cycle d’événement : un jour, divisé en deux douzaines d’heures, divisibles en 5 douzaines, 60 minutes, divisibles à leur tour par 5 douzaines, 60 secondes.

Evidemment, les premiers humains ne comptaient pas les secondes, mais lorsque tu regarderas ta montre, aussi évoluée soit-elle, dit toi que le temps indiqué dessus est arbitraire, hérité de l’observation la plus ancestrale qu’il soit.

Si on écarte les événements climatiques (pluie, vent, nuages) bien trop irréguliers, la différence est bien trop ténue d’un jour à l’autre pour en repérer un en particulier ou garder la notion du nombre écoulé depuis un événement.
Il est donc extrêmement compliqué de se repérer dans une période qui dépasserait quelques dizaines de jours.

Les mois lunaires
Avec juste un peu plus d’observation, on remarque vite le fait que la Lune passe d’un croissant à un quartier, puis à une pleine lune avant de réduire à nouveau. C’est un des phénomènes qui se trouve être les plus faciles à discerner.

On ne sait pas exactement quand les humains ont commencé à compter le temps qui passe avec la Lune. On a des traces qui montrent qu’au IIIe millénaire avant notre ère, les peuples d’Irlande savaient compter les jours qui composent les phases de la Lune. C’est à peu près le début des pyramides d’égypte, on est donc déjà loin des peaux de bêtes.

Il reste très probable que ce vestige soit simplement un des rares qui ait résisté à l’épreuve du temps. Rien ne permet d’affirmer qu’il soit le premier.

Avec un cycle d’environ 29 jours, la Lune est le parfait repère de longues durées. La preuve en est l’utilisation de l’expression “ des lunes” pour exprimer une période un peu longue.
“Cela fait des Lunes que les choses sont ainsi” est l’équivalent un peu désuet d’un bail ou d’une paye… tous des événements mensuels.

Avec ce compte, on peut alors construire un découpage qui permet de remarquer des cycles plus longs que l’on peut transmettre aisément.

Ce cycle lunaire est le prototype de ce que nous appelons aujourd’hui un mois.

“Le sage m’a dit qu’il faudra attendre au moins 5 lunes pleines avant que les arbres ne se couvrent de nouveau de fruits”
ou à l’inverse
“Le sage pense qu’il ne nous reste que 3 lunes pleines pour faire nos provisions avant le froid”

Ce lien entre la Lune et le changement de climat est encore bien ancrés dans les traditions humaines, surtout chez les jardiniers et certains agriculteurs mais soit il s’agit d’observations de la Lune qui permettent de juger du taux d’humidité de l’air ou qui permettent de compter un délai entre une date et une pleine lune, soit la science n’a pu vérifier la véracité de l’affirmation.

De ce proto-mois, la notion de ce que nous appelons aujourd’hui “saisons” a pu alors être déterminée.
Une période typiquement chaude avec un soleil plus haut, plus brûlant et présent longtemps, une autre typiquement froide, avec des journées plus courtes, chacune précédées de transitions annonçant la suite : Les feuilles tombent avant le froid, les fleurs sortent avant le chaud.

Évidemment, ce raisonnement n’est probablement pas celui d’un des premiers homo sapiens, il a fallu bien des générations, voire des mutations génétiques qui ont transformé l’Homme en ce que nous sommes aujourd’hui, et bien des observations, avant de comprendre que cette alternance des saisons est quelque-chose de régulier et donc prévisible.

Je sais que toi tu sais d’où viennent ces phénomènes, mais essaye de te mettre dans la peau de ceux qui l’ignorent. Tente de ressentir l’émerveillement de ce cycle magique de mort et renaissance de la nature.
Comprends aussi l’angoisse de ne pas savoir quand, voir si l’hiver va s’arrêter.

Avec la sédentarisation et l’agriculture qui nécessite de la planification, connaître quand nous sommes était crucial pour augmenter les chances de succès lors des récoltes.
Planter trop tôt dans l’hivers ou trop tard dans le printemps peut être catastrophique.

Si seulement il y avait un moyen de reconnaître le bon moment d’un cycle à l’autre, sans devoir se fier uniquement à la météo qui peut trop varier…

De cette logique ont émergé les premier calendriers, dont on retrouve la trace il y a plus de 5000 ans, que l’on nomme logiquement calendriers lunaires et qui sont encore utilisés dans certaines traditions, musulmane ou juive par exemple.

Comme il suit les phases de la lune, il ne comporte que 354 jours répartis en 12 mois et se décale légèrement d’année en année. Il faut donc, si l’on souhaite respecter les observations, parfois rajouter des mois supplémentaires pour conserver cette correspondance avec les saisons.

Les premier calendriers solaires

Les calendrier lunaires sont d’ailleurs souvent corrigés grâce au soleil
On parle alors de calendrier luno-solaire.
Au-delà de son apparition le matin et sa disparition le soir, nos ancêtres ont remarqué qu’au fur et à mesure de l’année, il était plus ou moins longtemps présent dans la journée et qu’il se levait moins à l’est lors des périodes froides que pendant les périodes chaudes, et de même, lors de son coucher, à l’ouest.

Sa position au lever ou au coucher, permet alors de mieux se repérer dans l’année.

De là sont nés les rites dits “payens”. On a commencé à célébrer le moment où les jours se mettent à rallonger, ou au contraire à raccourcir.

Certains scientifiques pensent qu’il s’agit du but de certaines des constructions les plus emblématiques des temps anciens, comme Stonehedge par exemple.
Les humains y fêtaient les rares jours où le jour et la nuit se répartissent équitablement, ce que l’on appelle les équinoxes.

Certains temples égyptiens auraient été orientés de sorte que, le jour de l’anniversaire du pharaon, le soleil se lève en étant parfaitement aligné avec l’entrée du temple, inondant de lumière le tombeau pour cette date importante pour le défunt.

Je pourrais te citer tellement d’exemples de constructions primitives qui n’ont de sens que 2 à 4 fois par ans, servant à repérer les humains dans le temps, dans le grand cycle des années.

Les égyptiens par exemple, les quatre points de repères que nous utilisons depuis toujours :
équinoxe de printemps : durée du jour et de la nuit identique, environ 12 heures ;
équinoxe d’automne : durée du jour et de la nuit identique, environ 12 heures ;
solstice d’hiver : la nuit est la plus longue de l’année et le jour le plus court ;
solstice d’été : jour plus long et nuit plus courte.

Il y a d’autres types de calendriers, et notamment le fameux calendrier maya que je ne vais pas détailler pour éviter de te perdre en explication.

Ce n’est pas que je te sous-estime, mais sache déjà que les Mayas utilisaient non pas un mais quatre calendriers :
Le premier est le “cycle divinatoire” avec un usage essentiellement religieux. Il est aussi appelé « almanach sacré », « calendrier magique » ou « calendrier rituel » qui comportait 260 jours
Le second est le « calendrier séculier », « calendrier civil » ou « calendrier vague », de 365 jours.
Le cycle sacré des 52 ans nommé « Compte calendaire  » qui combine les deux calendriers précédents.
Le cycle long ou “compte long” qui, un peu comme le système julien, permettait de compter les jours de façon linéaire par rapport à une « date zéro ». Ces jours pouvaient être comptés jusqu’à…23 milliards d’années.

Autant dire que je pourrais y passer beaucoup de temps et que ce n’est que l’un des multiples calendriers qui n’ont pas servi de fondation à notre calendrier moderne occidental.

Mais parlons plutôt justement du système julien:

C’est chez les romains, avec le calendrier julien, que l’on retrouve l’exemple le plus connu de calendrier purement solaire, qui remplaçait un calendrier précédemment lunosolaire.
hey tu sais pourquoi c’est le calendrier Julien ? Je suis certain que tu connais un certain romain prénommé Jules.

En 46 avant Jesus christ, à l’aide d’un astronome nommé Sosigène d’alexandrie, Jules césar décida de réformer le calendrier pour qu’il soit toute l’année en concordance avec les saisons.
L’année -46 est depuis lors nommée “année de la confusion” car elle ne comporta que 445 jours afin de préparer le début du nouveau calendrier.

On doubla le 24 février, sixième jour avant les calendes de mars, jour qui devint donc le bis-sextus ante calendas Martias, d’où les expressions année bissextile et jour bissexte.

L’année 45 avant J.-C. marque donc le début du calendrier julien, dans lequel la durée moyenne de l’année est de 365,25 jours

L’équinoxe de printemps fut fixé au 25 mars, le solstice d’été au 24 juin, l’équinoxe d’automne au 24 septembre et le solstice d’hiver au 25 décembre ; ces dates de début des saisons étaient en fait décalées d’au moins 1 jour avec la réalité astronomique.

Les mois de l’époque devraient sonner familier : Januarius Februarius Martius Aprilis Maius Junius September October November December

Seuls Quintilis Sextilis, respectivement juillet et août, ont été modifiés depuis.

La modification du mois d’Août est d’ailleurs due indirectement à une erreur humaine :
Les pontifes, ayant mal interprété l’édit de César, placèrent le bissexte tous les 3 ans pendant 36 ans, soit 3 jours de trop.
Auguste, pour corriger l’erreur, ordonna la suppression de toute intercalation pendant 12 ans (de 8 av. J.-C. à 5 apr. J.-C.).
Il en profita pour se conférer au passage le nom d’un mois (sextilis devint augustus, Août ).

En revanche, Quintilis est devenu lulius en l’honneur de Jules cesar. la lettre J est apparue au Moyen ge, ainsi Iulius est devenu Julius avec le temps, puis Juillet.

Imposé à tout l’Empire romain par la suite, le calendrier julien fut adopté par la chrétienté et resta en vigueur jusqu’au XVIe siècle.

Il continue toujours d’être utilisé par l’Église orthodoxe ; en 2000 ans d’utilisation, son retard sur le calendrier grégorien est actuellement de 13 jours.

Car l’année dite “tropique”, le temps que l’on met pour faire le tour du soleil et retrouver la position initiale de la Terre est précisément de 365,2422j et non 365,25J, soit une différence de 11 minutes par an, 3 jours pour 4 siècles.

D’où l’utilisation du calendrier grégorien qui est au final une amélioration assez mineure du calendrier julien : il décale les dates de 10 jours dès sa mise en place pour revenir à une situation initiale et en rendant certaines années non-bissextiles, il reste en adéquation avec les saisons.
Mais même ce calendrier n’est pas tout à fait juste : il comporte un excès de 3 jours en 10 000 ans sur l’année tropique.

Les heures

En plus de réunir les jours en mois et année, les humains, dans le but de tout maitriser, ont aussi travailler à découper les jours en sections égales : les heures.

Je ne pouvais pas éviter de parler des cadrans solaires : Tirés des gnomons, un simple bâton servant à indiquer l’heure, on pense qu’il s’agit ici aussi d’un des buts des obélisques. On retrouve en tout cas des traces de ces mesureurs de temps aussi loin que l’on trouve trace de calendriers, il y a environ 5000 ans.

Et aussi primitif que cette technologie puisse paraître, elle est tellement efficace qu’elle a été utilisée sur la Lune lors des missions Apollo, afin de pouvoir déterminer depuis un objet dont on connaissait tout (puisque nous l’avions fabriqué), les paramètres de luminosité d’un monde que nous découvrions, la Lune.

Cela sert grandement à l’organisation quotidienne d’une société. Imaginez donner rendez-vous à quelqu’un en vous basant sur rien de précis.

De même, la division du travail dépend aussi d’une mesure précise, comme les tours de garde par exemple.

On tire des romains encore une fois la majorité de nos codes qui ponctuent la journée.
L’après-midi leur est directement emprunté.

Eux aussi découpaient le cycle jour/nuit en 24 sections mais elles étaient inégales durant l’année. 12 pour la partie jour, 12 pour la partie nuit.

Au quotidien cette différence ne pose pas de problème particulier… sauf si on est garde de nuit : comme les romains découpent la nuit en quatre gardes de trois heures chacune, ces heures sont donc plus longues en hiver… brrrr j’espère qu’ils étaient bien couverts.

Et encore une fois, de cette base, nous avons perfectionné au fil du temps les mesures et la reproductibilité.

Cette mesure était tellement suffisante que ce n’est qu’au 14e siècle, avec l’avènement de l’horlogerie, que l’heure est découpée en sous-partie. Non, pas des minutes, les horloges n’étant pas si précises, on découpe l’heure en 2 à 12 parties, allant d’une précision d’une demi-heure à 5 minutes.
Il faudra attendre 2 siècles supplémentaires, au 16e siècle pour que le 60e d’heure, la minute, voie sa représentation communément affichée sur les cadrans.

Pourquoi 60, d’ailleurs ?
L’habitude du système sexagésimal (base soixante) vient des babyloniens, et a perduré pour la mesure du temps et des angles (minutes d’angle et secondes d’angle).
Cela a l’avantage d’être divisible par 12, ce qui rends simple la représentation sur le cadran d’une horloge et d’être encore divisible pour plus de précision.

Ce système est pratique, car le nombre soixante est un nombre peu élevé comportant 12 diviseurs, ce qui est énorme et facilite les calculs.

Cette division a donc été adoptée pour couper les minutes en secondes. Le mot « seconde » vient d’ailleurs du latin médiéval « minutum secunda », qui signifie simplement « minute de second rang ».

Bien évidemment, avec le temps et les avancées technologiques, nous avons coupé la secondes en subdivisions plus petites encore… tellement petite que nous sommes arrivés à mesurer la déformation de l’espace-temps. mais je t’en reparlerai bien plus tard dans ce voyage.

Voilà donc comment l’humanité s’est équipée pour des observations précises, nous avons complètement apprivoisé le ciel, son aspect cyclique, de jour comme de nuit.

Et maîtriser les jours, le temps, nous a graduellement aidé à observer et comprendre ce qui nous surplombe la nuit.

On a donc imaginé la Terre entourée du Soleil et de la Lune, le tout englobé d’une sphère composées d’étoiles, réglé comme un mécanisme horloger géant.

C’était simple et beau, un ballet rien que pour nous, un écrin pour les êtres exceptionnels que nous pensions être.

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